Villeyrac - Gueules rouges / A revoir

La balade des Gueules Rouges à Villeveyrac

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Livre d'histoire

Baptisé à l'origine "Saint-Ferréol", cet endroit était autrefois une campagne accueillant plusieurs bâtiments

C'est là que la première mine de bauxite en souterrain a vu le jour en 1882

Pour extraire le minerai à ciel ouvert, le trou de Saint-Farriol a été ouvert en 1968 par Péchiney

Il a fallu pratiquement un an et demi pour creuser cette crevasse d'environ huit cents mètres de long

La bauxite était ensuite extraite de l'affleurement pour être acheminée à Bouzigues par une trémie

Plus tard ont été creusées des galeries de mine mécanisées, plus larges, avec des tapis roulants, trois à quatre mètres de haut, autant de large, pour exploiter la bauxite en souterrain

De ces galeries ont été sortis des tonnages impressionnant de bauxite

Et c'est là qu'a été trouvée l'eau, à deux cents mètres au-dessous du niveau de la mer, avec un débit de 350 m3/heure, qui permet aujourd'hui d'arroser mille hectares de cultures diverses sur la commune

A l'époque, afin de pouvoir travailler dans de bonnes conditions, un forage avait été fait pour pouvoir pomper cette eau, et lorsque la mine a fermé, le trou de Saint-Farriol s'est rempli

Pourquoi « Gueules Rouges » ? c'était le nom donné aux mineurs qui exploitaient la bauxite, car la poussière de cette roche enduisait leur visage de rouge...

Quant à Villeveyrac, le premier village, le plus ancien, se trouvait vers le domaine de Veyrac, auprès duquel nous passons pour aller rejoindre le site de la LPO

Il a été occupé dès le néolithique, puis par les romains, mais il a été délaissé durant le moyen âge au profit du village actuel

Le village actuel tient son origine de la construction en 1138 de l'Abbaye de Valmagne, signifiant "Grande Vallée", abbaye bénédictine rattachée à Cîteaux en 1159

Le village actuel a vraisemblablement été créée par ses moines au début du 14ème siècle...

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Villeveyrac logo

Partons au nord de l'étang de Thau à la découverte de paysages où alternent garrigue odorante, pinèdes, vignes et capitelles, ces cabanes en pierres sèches typiques du 19ème siècle

Notre balade va dévoiler un panorama unique sur les collines de la Moure, la plaine de Villeveyrac, les éoliennes du causse d'Aumelas, ou encore la silhouette allongée de la Séranne à l'horizon, sans oublier bien sûr Sète, Agde et la grande bleue...

Pour accéder au parking de notre balade, nous passons devant Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage LPO Occitanie qui est situé 15 rue du Faucon Crécerellette à Villeveyrac et nous nous garons un peu plus haut dans la rue, les parkings de la LPO leur étant réservés

Nous continuons sur la rue en tournant le dos aux bâtiments de la LPO
Notre route, qui monte légèrement, perd son bitume mais reste néanmoins confortable
Au bout d'environ 600 mètres (en fonction de notre lieu de stationnement), nous croisons une piste DFCI, nous continuons tout droit

Nous longeons un très grand mur d'une propriété qui est sur notre gauche

150 mètres après le croisement, nous remarquons sur notre droite un très beau mur en pierres sèches qui clôt une oliveraie

Les origines des murs en pierres sèches se situent dans les périodes les plus reculées de l’histoire, dès lors que les hommes ont commencé à aménager, domestiquer leur territoire en ramassant, extrayant et réemployant le matériau disponible le plus répandu : la pierre

La pierre sèche marque les paysages. Elle correspond à des traditions de la société rurale qui se sont perpétuées pendant des siècles jusqu’aux années 1950. Cette société rurale vivait des ressources de la garrigue et, dans l’organisation de l’espace, la pierre sèche était très importante pour créer des enclos, faire des cabanes…  La pierre est là sous les pieds, souvent en petit morceaux. Il faut parfois la recasser à coup de marteau pour en faire des murs et des enclos pour les bêtes, des terrasses pour cultiver en retenant des sols sur des surfaces planes. Il y a un vrai savoir-faire : il faut choisir la bonne pièce qui vont au bon endroit, s’assurer qu’il y a au moins trois points de contacts entre les différentes couches de pierres. On peut parler aussi d’une œuvre d’art parce qu’il n’y a pas de mortier, d’où le nom de “pierre sèche”.  Aujourd’hui, on retrouve des villages de pierres sèches en ruine comme celui, préhistorique, de Cambous qui date de 4500 ans, époque du début de l’exploitation agricole. Concrètement, ce sont des cabanes avec des toits de chaume ou de branchages mais les parois sont de la pierre sèche.

60 mètres plus loin, nous prenons la piste qui est à notre gauche, puis continuons tout droit, toujours en suivant le long mur de la propriété

Au bout de 110 mètres, nous prenons le chemin qui est à notre droite
120 mètres plus loin, nous continuons tout droit, bien qu'un balisage nous invite à prendre un petit sentier à gauche
Après 30 mètres, notre chemin vire sur la gauche, nous le suivons en ignorant celui qui est à notre droite
Notre petit chemin serpente agréablement dans la végétation de garrigue

200 mètres plus loin, nous continuons tout droit en ignorant le petit chemin qui est à notre gauche, malgré un balisage présent

En fait, il s'agit de l'autre extrémité de celui que nous avions ignoré tout à l'heure

Après 100 mètres, nous arrivons sur une montée un peu pierreuse, mais ce sont de larges pierres plates et elles nous servent de marches

Au bout de 240 mètres, nous arrivons en fin de montée, notre chemin devient un peu plus confortable

20 mètres plus loin, nous remarquons une capitelle sur notre gauche

--- Explications capitelles ---

Sur notre droite, nous avons une vue magnifique sur le littoral

110 mètres plus loin, nous ignorons le chemin qui est à notre droite et continuons tout droit

Nous suivons les consignes du balisage, bien présent à cet endroit

Nous rencontrons une montée un peu pierreuse, d'où l'importance d'être bien chaussés dans ce type de balades

Au bout de 90 mètres, nous arrivons en fin de montée, notre chemin devient un plus confortable

50 mètres plus loin, notre chemin vire sur la gauche à angle droit, nous le suivons et ignorons donc le chemin qui est à notre droite

Notre chemin monte tranquillement et est caillouteux par endroits

Mais il nous offre aussi de très belles vues :

Au bout de 340 mètres, nous arrivons en fin de montée, nous sommes à 165 mètres d'altitude

Là également nous avons une très belle vue

130 mètres plus loin, nous arrivons sur un autre chemin, nous le prenons par la gauche

Le balisage présent invite à prendre à droite, puis serpente dans la garrigue, il est très pierreux et n'a même pas d'intérêt visuel

Nous nous sommes demandés le pourquoi de ce détour de 550 mètres, il semblerait que ce soit pour éviter une propriété privée dans laquelle nous ne serions pas autorisés à passer

Mais nous n'avons vu aucun panneau l'indiquant, ni de chaîne interdisant le passage...

Après 220 mètres de marche, nous continuons tout droit et ignorons donc le chemin qui est sur notre gauche

En fait, il s'agit de l'extrémité de celui que nous aurions du prendre tout à l'heure

Nous avons de très jolies vues sur le rocher des Vierges et de la Séranne, au fond

Au bout de 370 mètres, nous arrivons sur un autre chemin, nous le prenons par la gauche

Nous voyons la carrière de Poussan en face de nous, il est intéressant de prendre sur quelques mètres le chemin par la droite pour se rendre compte de l'immensité des excavations
Notre chemin est plat et confortable

Nous avons de très jolies vues sur le plateau d'Aumelas et ses grandes éoliennes

Nous longeons un authentique mur en pierres sèches

Après 280 mètres de marche, nous entrons dans la forêt communale de Poussan

30 mètres plus loin, nous voyons une jolie capitelle sur notre gauche
Nous sommes dans une grande pinède
Nous voyons également des majestueux cèdres bleus
Le lieu est très calme et l'ombre de ces grands arbres est bien appréciable
Dans le talus, nous remarquons du Fragon petit-houx (ou Fragon faux-houx)

Après 300 mètres de marche, nous croisons un chemin pierreux, nous continuons tout droit

40 mètres plus loin, nous remarquons sur notre droite une capitelle bien dissimulée parmi les arbres

Au bout de 110 mètres, nous sortons de la forêt

Le sommet du mont Saint-Baudille apparaît à l'horizon entre deux éoliennes

Nous rencontrons quelques passages pierreux sur quelques mètres

100 mètres plus loin, nous croisons une autre DFCI, nous continuons tout droit

Nous remarquons des panneaux indicateurs, en fait la piste de gauche est l'itinéraire d'un autre parcours, plus court que celui sur lequel nous sommes

Alors que notre chemin vire sur la droite, nous avons une très jolie vue sur le village de Poussan avec son imposante église, construite à partir de 1844 sur les fondations agrandies d'une ancienne église gothique qui avait été consacrée en 1496

Dans le talus, nous remarquons du ciste cotonneux

Et du ciste de Montpellier

Au bout de 260 mètres, nous suivons le balisage et prenons le chemin qui est à notre gauche

Notre chemin herbeux est plat et confortable

Au bout de 150 mètres, notre chemin vire à angle droit sur la droite, nous le suivons et ignorons le chemin qui est à notre gauche

120 mètres plus loin, nous croisons une autre piste, nous continuons tout droit

Nous suivons un panneau indicateur qui nous précise que nous aurons un point de vue sur le lac de Saint-Farriol (voir en introduction)

Au bout de 210 mètres, nous arrivons sur un belvédère qui surplombe le lac et pouvons ainsi l'admirer

380 mètres plus loin, nous arrivons vers la rue du Faucon Crécerellette, nous la prenons par la gauche et passons devant les bâtiments de la LPO

Au bout d'environ 100 mètres (en fonction de notre lieu de stationnement), nous retrouvons notre véhicule
En conclusion

Une jolie balade d'environ 6.20 kilomètres, très calme et avec des jolis panoramas, mais qui est assez fréquemment assez pierreuse, il faut donc impérativement être bien chaussés

Nous nous sommes très largement inspirés d'un itinéraire proposé par la Communauté des Communes de l'Archipel de Thau, mais nous l'abordons dans l'autre sens, déjà parce qu'il y a des déclivités (et parfois longues) qu'il est plus aisé de monter que de descendre, mais aussi parce que des jolis points de vue s'offrent à nous sans qu'il y ait besoin de se retourner

Attention : cette balade que nous vous proposons est le résultat de nos reconnaissances, elle n'est pas toujours balisée...