Balade à Saint-Geniès-des-Mourgues et ses environs

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Livre d'histoire

Génisius vivait vers la fin du 3ème siècle de notre ère, à l'époque où l'empereur Lucius Domitius Aurelianus, dit "Aurélien" imposait régulièrement des édits de persécution contre les chrétiens

Génisius, dit "Geniès" sympathisait avec eux sans être lui-même baptisé

Ses fonctions au tribunal romain consistaient à consigner les dépositions des témoins, les réponses des accusés et la sentence des juges au moyen d'abréviations, de signes appelés nota (d'où le nom dérivé de notaire) qui rendaient l'écriture aussi rapide que la parole

Un jour, la compassion et la révolte l'emportèrent et il refusa de tracer sur les tablettes de cire la décision du juge qui était la sentence de mort de chrétiens 

Il s'enfuit et traversa le Rhône à la nage, mais rejoint par les soldats, il fut décapité

Les autorités chrétiennes jugèrent qu'il venait de recevoir le baptême du sang et le sanctifièrent

En 1019, pour la rachat de ses péchés, le Seigneur Godran, un noble local, décide de fonder un couvent de moniales bénédictines issues des familles nobles de la région

Le monastère est dédié à Saint-Geniès et sera dédié à la prière durant 717 ans

Une église abbatiale, adossée au monastère, est construite au 14ème siècle

Les religieuses sont appelées localement les mourgues, qui signifie "nonnes" en ancien occitan, ce qui donnera son nom final au village...
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Saint Geniès des Mourgues logo

Voila un charmant petit village d'un peu plus de 2000 habitants, jadis traversé par la voie ferrée qui reliait Les Mazes-le-Crès (aux portes de Montpellier) au Mas-des-Gardies (vers Alès) entre 1872 et 1977

Les rails ont été déposés en 1980 et plusieurs parties transformées en voie verte, l'occasion d'une balade confortable et de la découverte des richesses historiques de Saint-Geniès-des-Mourgues

A la demande de plusieurs internautes, voici la trace (en bleu) de la balade...

Pour accéder au parking du départ de notre balade, en arrivant de Castries, nous traversons totalement le village et prenons la dernière rue à droite avant sa sortie

Nous sommes sur l'impasse des Voyageurs

Notre parking est très vaste, ombragé et gratuit

Saint Geniès des Mourgues
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Nous nous dirigeons vers la voie verte et la prenons par la gauche

Attention à ne pas prendre à droite en direction de Saint-Brès !


Pour des raisons évidentes de sécurité routière, le Code de la route prévoit, depuis 1977, l’aménagement de pistes cyclables réservées à la circulation des cyclistes, mais est-ce que nous pouvons les emprunter en tant que piétons ?

« Non » dit le code de la route (article R110-2) car elles sont exclusivement réservées aux cyclistes

Toutefois, rajoute le même code de la route (article R412-35) les piétons peuvent être autorisés à circuler sur une piste cyclable «lorsqu’il ne leur est pas possible d’utiliser les aménagements qui leur sont réservés ou en l’absence de ceux-ci »

La Sécurité routière précise que si un piéton est amené à circuler sur une piste cyclable, les cyclistes sont prioritaires

Il est également précisé que les piétons doivent circuler dans le même sens que les cyclistes, cependant ne serait-il pas logique de marcher en sens contraire de la circulation des vélos, déjà pour les voir arriver, mais aussi pour leur assurer une bonne visibilité ?

Concernant les voies vertes, elles sont réservées à tous les déplacements non motorisés, donc également aux piétons…

Nous passons devant l'ancienne gare, qui est malheureusement en très mauvais état, quel dommage

Nous marchons sur ce qui était la voie de chemin de fer qui reliait le Mas-des-Gardies (vers Alès) aux Mazes-le-Crès, où elle rejoignait la ligne Paris-Montpellier entre 1872 et 1977

Notre cheminement est bitumé, donc très confortable, et plat

Après environ 120 mètres (en fonction du lieu de stationnement du véhicule) de marche, nous arrivons à la rue sur laquelle nous circulions tout à l'heure, nous la traversons avec précaution et restons sur le voie verte

Nous avons une très jolie vue sur la village, dominé par le clocher de son église

350 mètres après avoir traversé la rue, nous arrivons à une croisée d'allées piétonnes, nous croisons une autre rue, nous continuons tout droit

Il s'agissait du chemin de Missargues

Au sol, nous remarquons des anciens rails, entourés par le bitume mais cependant bien visibles

Après 510 mètres de marche, à hauteur de barrières métalliques, nous croisons une petite route, nous la prenons par la droite

Nous quittons donc la voie verte

Nous sommes sur une agréable petite route goudronnée, donc confortable, qui monte légèrement

Dans l'accotement, nous remarquons des petites balises vertes sur lesquelles un autocollant indique "Passa Meridia"

Il y a un peu plus de 30 ans, le département de l'Hérault a l'idée de relier les espaces naturels dont il a fait l'acquisition par un itinéraire ouvert à tous, dédié aux itinérances douces, vététistes, randonneurs ou simples marcheurs

L'itinéraire traverse le département d'est en ouest, de la Petite Camargue jusqu'au Minervois en passant par le parc naturel régional du Haut-Languedoc

Le voyage commence à Lunel et il est riche en découvertes : la vallée du Vidourle, célèbre pour ses traditions taurines, les garrigues du Pic Saint-Loup, les gorges de l’Hérault, les Monts de Saint-Guilhem, le Causse du Larzac, et les forêts de l’Escandorgue, qui offrent des vues à couper le souffle

Les vallées des Monts d’Orb et les gorges du Gravezon contribuent encore à la beauté de l'itinéraire

Sans oublier les châteaux et les forteresses, les éperons rocheux et les vignobles de la vallée de l’Orb

La Passa Méridia, c'est plus de 500 kilomères de vignobles, d'oliveraies, de garrigues méditerranéennes, de plateaux calcaires, de vastes forêts et de bruyères du Haut Languedoc

Pour tout renseignement, cliquez sur ce lien : La Passa Meridia

Au bout de 420 mètres, nous arrivons à une fourche, nous prenons à gauche

Nous sommes toujours sur une petite route goudronnée

Nous traversons un petit bosquet de chênes kermès

Sur notre gauche, nous apercevons les Cévennes gardoises en deux oliviers

Au bout de 80 mètres, nous continuons sur notre petite route en ignorant celle qui est à notre droite, qui mène à une propriété privée

Notre petite route descend très légèrement, nous offrant une jolie vue sur la campagne avoisinante

Au loin, nous apercevons les hauteurs de Sommières et la tour de Villevieille

40 mètres plus loin, au bout de la rue, nous prenons à droite la place Alpha

De l'autre côté apparaît "notre" Pic Saint Loup

La cave coopérative de Saint-Geniès-des-Mourgues se détache de la végétation

Ainsi que le clocher du village

Après 760 mètres de marche, nous arrivons sur une autre petite route goudronnée, nous la prenons par la gauche

Nous sommes sur l'Ancien Chemin de Sommières

160 mètres plus loin, nous retrouvons la voie verte, nous la traversons et continuons tout droit

Au bout de 30 mètres, nous arrivons sur une route où il y a un peu de circulation, mais surtout où les véhicules roulent assez vite, nous la traversons avec précaution

Nous prenons sur la petite route goudronnée qui est en face de nous

Nous sommes sur le chemin des Hugnes

Ce nom "Hugnes" est vraisemblablement une déformation du nom médiéval "Hugh", qui trouve lui-même ses racines dans le vieux français "Hugues"

"Hugues" est issu du germain "hug", qui signifie "esprit", "intelligence" ou "courage"

Apparu au Moyen Âge, il s'est imposé en France grâce à l'influence de la dynastie capétienne et de plusieurs saints, notamment saint Hugues de Cluny, un abbé influent du 11ème siècle

Nous pouvons également citer Hugues Capet (vers 940-996), le fondateur de la dynastie capétienne, qui a régné sur la France pendant plusieurs siècles, marquant ainsi durablement l'histoire politique du pays

Egalement Hugues de Payns (vers 1070-1136), qui est une figure historique majeure en tant que fondateur et premier grand maître de l'ordre du Temple, dont l'héritage mystique et militaire continue de fasciner l'imaginaire collectif mondial

L'étymologie de Hugues souligne une valorisation de la réflexion et de la sagacité, des vertus très prisées dans la noblesse médiévale européenne

Bien qu'il ait connu une période de déclin, il reste un prénom classique et intemporel qui a donné naissance à diverses variantes et dérivés tels que Hugo, Hugues-Vincent, Ugo ou encore le patronyme Huguenin

Nous marchons sur une petite route goudronnée, donc confortable, et calme
Nous cheminons parmi les vignes qui s'étalent à perte de vue
Devant nous, légèrement à droite, nous avons une très jolie vue sur le village de Sussargues, qui apparaît au-delà des vignes

Après 540 mètres de cheminement, nous ignorons le chemin qui est à notre droite, il mène à une propriété privée, et restons donc sur notre petite route 

230 mètres plus loin, nous croisons un chemin carrossable, nous l'ignorons et continuions sur notre petite route

Idem 180 mètres plus loin

Après 140 mètres de marche, nous ignorons la petite route qui est à notre droite et continuons donc tout droit

Notre petite route a perdu son bitume mais elle reste néanmoins très confortable

Au bout de 500 mètres, nous arrivons à une intersection avec un chemin carrossable, nous le prenons par la gauche

Notre petite route perd son bitume par endroits, mais elle le retrouvera un peu plus loin

Nous suivons très fidèlement notre petite route et ignorons les chemins qui sont de part et d'autre

Nous passons devant de très grands champs d'asperges

Puis devant un grand champs de grenades

La culture de la grenade ne cesse d’augmenter au niveau mondial ces dernières années, la majeure partie de la production se concentre sur deux pays : l’Iran et l’Inde qui auto-consomme toute sa production

Puis viennent la Turquie, Israël et l’Espagne qui sont les principaux pays exportateurs

La culture du grenadier est tde plus en plus présente dans le sud de la France en tant que plante ornementale ou fruitier

Apportée en Provence à l’époque romaine, son nom « Punica Granatum » signifie "arbre carthaginois rempli de graines"

Sa culture est référencée en Provence à partir de l’époque de Louis XIV

La culture en vergers commerciaux se développe depuis une dizaine d’années : la grenade y est une culture de diversification, notamment pour des viticulteurs mais également des arboriculteurs qui cherchent une espèce plus résilience face au changement climatique

Actuellement, il y aurait près de 500 hectares plantés dans le sud de notre pays

Au bout de 1450 mètres de cheminement, nous entrons dans Saint-Geniès-des-Mourgues

Nous continuons tout droit et suivons très fidèlement notre rue

Nous sommes sur le chemin d'Encornet

Sur notre droite, nous voyons la cave vinicole du village

Créée en 1961, elle rassemble 89 vignerons travaillant sur un territoire de 1 000 hectares, des portes de Montpellier jusqu’à la Petite Camargue

Après 520 mètres de cheminement, nous arrivons à un petit rond-point

Nous traversons notre rue pour prendre celle la plus à gauche

Nous sommes désormais sur la rue des Carrières

Comme il n'y a aucun aménagement pour les piétons, nous marchons prudemment sur la gauche de la chaussée

Au n° 61, nous remarquons une très jolie maison avec une magnifique façade ornée d'un coquillage sculpté dans la pierre, en référence en hommage au passé "marin" du village

Il y a 20 millions d'années, les mers et océans de la Terre présentaient un visage très différent d'aujourd'hui : la grande mer continuait de se refermer sous la poussée de la plaque africaine se rapprochant de l'Eurasie, dessinant peu à peu les contours de la future mer Méditerranée,  l'Amérique du Nord et du Sud n'étaient pas encore totalement reliées et l'eau des océans coulait librement entre l'Atlantique et le Pacifique

Le climat global était bien plus tiède qu'aujourd'hui et, de ce fait, le volume des glaces aux pôles était nettement inférieur à celui d'aujourd'hui, ce qui maintenait le niveau moyen des mers à une hauteur supérieure, estimée entre 25 et 40 mètres au-dessus du niveau actuel

Les eaux chaudes abritaient une faune marine très riche et tropicale, comparable à celle des Caraïbes actuelles, avec une grande diversité de requins, de cétacés primitifs et de coraux

De nombreux fossiles de coquillages et des dents de requins se retrouvent dans les murs de certaines maisons...

130 mètres après avoir traversé, nous arrivons sur une rue plus passagère, que nous traversons pour aller en face

Il s'agit de l'avenue de Saint-Christol
Sur notre gauche, nous remarquons un très beau calvaire en métal

Nous sommes désormais sur la rue du Château, effectivement nous longeons des grands murs

Au bout de 110 mètres, nous prenons la petite rue pavée qui est à notre droite

Nous sommes rue de la Mairie


Effectivement, 160 mètres plus loin, nous voyons la mairie sur notre droite

Un très bel édifice avec une très jolie façade

Sur notre gauche, nous voyons l'église abbatiale construite au 14ème siècle et contre laquelle est adossée une agréable fontaine

L'église abbassiale, adossée  au monastère, est bâtie de 1316 à 1341

C’est en 1677 que l’abbatiale est mise dans sa configuration actuelle : pavage de la nef, construction d’un escalier pour le clocher, pose d’un bénitier de pierre près de la porte

Elle sera vendue comme bien national durant la Révolution

D'importants travaux de restauration sont menés de 1965 à 1980,  redonnant à l’abbaye son aspect d’origine

Deux cloches sont ajoutées, dont une provenant du Maroc

Nous passons devant la mairie et prenons la petite rue qui est en face de nous

Nous sommes rue du 8 Mai 45

Au bout de 100 mètres, nous arrivons sur une rue plus importante, nous la prenons par la droite

Nous sommes Plan des Cafés et, effectivement, il y a un café restaurant sur la petite place qui semble bien agréable

40 mètres plus loin, nous prenons la petite rue qui est à notre droite

Au bout de 80 mètres, nous arrivons à une fourche, nous prenons la rue en face de nous, légèrement à notre gauche

A droite, c'est une impasse, l'impasse du Bassin

Notre petite rue monte légèrement, nous ignorons celle qui est de suite à notre gauche (la rue Bel Air)

Nous sommes toujours sur la rue du Bassin

60 mètres plus loin, nous ignorons la petite rue à notre droite (la traverse des Bergers) et continuons sur notre rue du Bassin

Nous voyons sur notre gauche une authentique fontaine à bras

Au bout de 160 mètres, alors que notre rue était en pente descendante, nous ignorons la rue à droite (la rue de la Rivierette)

Par contre, nous prenons juste après le chemin piétonnier qui est à notre droite

Nous la suivons fidèlement

Au bout de 120 mètres, nous retrouvons la voie verte empruntée en tout début de balade

Nous la prenons par la droite

230 mètres plus loin, nous arrivons sur une route passagère, vue en tout début de balade, nous la traversons avec précaution et continuons sur notre voie verte


120 mètres plus loin, après être passés devant l'ancienne gare, nous retrouvons le parking où notre véhicule est stationné 
En conclusion

Une bien agréable balade familiale en pleine campagne et très variée d'environ 7.30 kilomètres très sympa car très confortable et très calme

Elle a pour avantage d'être en quasi totalité sur bitume (ou chemins goudronnés) et peut donc être faite même si la météo est humide

Attention : cette balade que nous vous proposons est le résultat de nos reconnaissances, elle n'est pas balisée...