A revoir (photos)

Sur les bords du canal Philippe Lamour à Lansargues

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Livre d'histoire

Lansargues doit son nom au personnage romain Lancius, avec la terminaison en "argues", comme nous le retrouvons souvent dans la région, désignant une “villa” gallo-romaine qui était une propriété à laquelle, par la suite, se sont adjoints de nombreux habitants des alentours

Avec la période médiévale, dès 888, Lansargues compte au nombre des villettes de la baronnie de Lunel

Le mot villette provient de l'occitan "villeta" signifiant petite ferme, mais il pourrait également être dérivé de "ville" avec le suffixe -ette, utilisé pour former des noms féminins en rapport avec une forme plus petite

Ce statut lui confère une autonomie et une liberté de manœuvre très larges, d'autant qu'elle est la plus importante de ses agglomérations, dont elle devient le chef-lieu

C'est à Lansargues que se tiennent les conseils, la villette est administrée par deux consuls et un conseil de douze membres

Des treize villettes, certaines vont disparaître au cours du temps : Saint-Denis-de-Ginestet, SaintAndré-de-Moulines, Saint-Pierre-d'Obilion, et, au nord de Lunel-Viel, Montheil

En 1594, la villette est la cible des protestants, son église est alors « ruinée et découverte »

En 1622, comme bon nombre de sites de notre région (Aigues-Mortes, Castries ou Montaud avec la forteresse de Montlaur), Lansargues essuie encore une attaque des troupes du Duc de Rohan qui incendient les habitations et mettent à sac les caves

Après la révolution française, le territoire est découpé en départements et en cantons, lorsqu'il faut définir les cantons et leur chef-lieu, le village entre en rivalité avec Mauguio qui prétend aussi à être chef-lieu

Lansargues souhaite un canton qui aurait englobé Valergues, Mudaison, Lunel-Viel, Saint-Brès… Mais cela ne fut pas suivi...
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Lansargues logo

Le canal Philippe-Lamour est un canal d'irrigation amenant l'eau du Rhône dans le sud du Gard et l'est de l'Hérault depuis les années 1960, il permet l'alimentation des stations touristiques du littoral et les grandes villes de Montpellier et Nîmes, ainsi que la diversification horticole et maraîchère de la région

Longé par une longue voie verte pour les cyclistes, c'est également un lieu de balades pour les marcheurs...

Notre balade démarre du parking de la piscine Robert Flavier, accessible par la rue de l'Arboras

Il y a de très nombreuses places et elles sont gratuites

Nous sortons du parking et partons à droite en direction du village

Nous sommes donc sur la rue de l'Arboras, que nous traversons pour marcher sur la gauche de la chaussée où y a un aménagement pour les piétons

Au bout d'environ 250 mètres, en fonction de son stationnement sur le vaste parking, nous continuons tout droit au petit rond-point

Nous sommes rue Montels et nous longeons un grand mur, c'est celui du cimetière
90 mètres plus loin, nous ignorons la rue qui est à notre droite (la rue des Conques) et continuons sur notre rue Montels
110 mètres plus loin, nous ignorons également la rue qui est à notre droite (la rue des Jardins de Rosalie) et continuons sur notre rue Montels

Nous remarquons un très joli domaine au n° 127 avec des grandes grilles et les lettres GM en fer forgées entrelacées en haut du grand portail

On dirait un château mais cela n'en est pas un, quoique...


Nous sommes en fait devant le domaine de la Chicanette, un monument d'histoire

Le baron Joseph Pierre Dominique Guillaume Morel (1763-1834) était colonel du 25e régiment d’infanterie légère avant d’obtenir le titre de baron de l’Empire en 1808, nous passerons sur sa longue carrière militaire

Son frère Fulcrand (1781-1837) était pharmacien à Lansargues et est à l'origine de célèbres recettes pharmaceutiques

Louis Grasset-Morel (1843-1912) est connu pour ses recherches historiques qui en font l’un des historiens majeurs de Montpellier et de ses alentours à la fin du 19ème siècle, il a également contribué à l'ouverture des monts de piété hors de l'Île-de-France

Pierre Grasset-Morel (1908-1967) est expert ingénieur agronome, maire de Lansargues et député de l’Hérault de 1958 à 1962

Il s’illustre également comme directeur de la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) puis s’investit dans le cadre législatif du domaine européen : la spécificité de la viticulture, la mise en place du marché commun, et la reconnaissance de l’enseignement agricole

Parallèlement, il s’illustre dans l’administration de la Compagnie Nationale d’Aménagement de la région du Bas-Rhône et du Languedoc (BRL), qui a contribué à moderniser les équipements agricoles de l’Est du département (voir plus bas)

Il est également à l'origine de l’aménagement du lac de Salagou en 1959

Le domaine viticole de La Chicanette rassemble des biens situés dans plusieurs communes : Lansargues, Vendargues, Mudaison et Lunel-Viel

Un plan géométrique du domaine, dressé en 1877, en détaille la composition, il représente chacune des parcelles et restitue la situation du château de Lansargues dans la commune (voir photo)

120 mètres plus loin, nous arrivons sur un croisement avec une autre rue, c'est l'avenue Grasset-Morel
Nous la traversons et continuons tout droit, nous sommes toujours sur la rue Montels
Au bout de 70 mètres, nous prenons à droite la rue des Sophoras
A notre droite se trouve l'église du village, la paroisse Saint-Martin

Endommagée en 1594 pendant les guerres de religion, l'église est réparée et agrandie : on construit une chapelle voûtée d'une croisée d’ogives, attenante à la nef romane puis une autre sur le flanc sud qui ne sera achevée qu'en 1670

Mais l''église agrandie mais surchargée menace de s'effondrer

Il est décidé de la reconstruire, les plans sont demandés à l’architecte Antoine Giral, à qui l’on doit la Promenade du Peyrou et quelques prestigieux hôtels particuliers de Montpellier

La première pierre de l'église actuelle est posée en 1729, mais c’est seulement en 1746 que l'édifice sera achevé

Mise en vente comme bien national sous la Révolution, l’église est acquise par les habitants de Lansargues constitués en société d'actionnaires

La commune n’en devient propriétaire qu'en 1970 et l'édifice sera classé au titre des monuments historiques en 1979

Nous faisons demi-tour et prenons la rue qui est en face de nous
Nous sommes sur la rue de l'Hôtel de Ville
180 mètres après l'église, nous arrivons sur la place Saint-Jean, devant nous se dresse le monument aux morts
Nous nous retournons et voyons dépasser des toits la tour de l'Horloge

La Tour de l’horloge a toujours surplombé le village de Lansargues et au cours des siècles sa cloche a régulièrement rassemblé les habitants et rythmé leurs journées

Du Moyen-âge à la Révolution, Lansargues fait partie de la baronnie de Lunel et accueille le conseil général des

villettes (voir en introduction), les réunions se tiennent dans la maison consulaire bâtie entre deux places, au pied de la Tour, un local qui est aussi la maison commune du village

En 1790, la Révolution met fin à la baronnie, la maison et la tour, biens nationaux, sont vendues

Leur premier acquéreur est un dénommé Montels, elle connaîtra ensuite de nombreux propriétaires

La Tour de l’horloge est l"un des plus anciens bâtiments du village

Nous traversons la place Saint-Jean

40 mètres plus loin, nous voyons un bâtiment "Baltard", c'est la mairie

La place porte le nom du maire Jean Saint-Jean, dont le conseil municipal décide, en 1905, un emprunt pour construire une place publique et un marché couvert

Ce marché couvert sera construit à extrémité sud de la place, dont la forme ovale s’apparente à l’œuf montpelliérain (la Place de la Comédie), quatorze immeubles doivent être détruits pour cela

En 1913, l’édifice est achevé, il emprunte l’architecture que Victor Baltard a créée sous le second Empire pour les Halles de Paris cinquante ans plus tôt : structure et charpente métalliques et fronton de céramiques colorées, qui lui donnent un cachet si particulier

En 1920, une souscription des habitants de Lansargues permet d’ériger le monument aux Morts

Au début des années 1980, le marché est "habillé" de murs et remplit l’office de salle polyvalente

En 1982, le bâtiment est réhabilité et les locaux flambant neufs deviennent la nouvelle mairie du village

Nous continuons et passons à droite de la mairie
Au bout de 20 mètres, nous prenons la petite rue qui est à notre droite 
Nous sommes sur l'impasse du Marché
Nous passons sous un porche joliment décoré
A 60 mètres du début de l'impasse, nous arrivons sur une rue, c'est l'avenue des Cévennes
Nous la traversons pour prendre la rue qui est en face de nous, légèrement sur la droite
Elle est matérialisée par un panneau routier indiquant que c'est une impasse, nous sommes sur la rue de l'Aigoual
70 mètres plus loin, au terme de l'impasse, nous prenons le chemin piétonnier qui est en face de nous
Au bout de 50 mètres, nous arrivons sur un petit chemin
Nous le prenons par la droite
Nous longeons le ruisseau de la Viredonne par la droite

Après 150 mètres de cheminement, nous arrivons sur une route

Nous la prenons par la gauche et passons le pont

Nous sommes sur la route de Mudaison

Nous marchons prudemment sur la gauche de la chaussée car il n'y a pas d'aménagement pour les piétons et nous rencontrons un peu de circulation
220 mètres plus loin, après en avoir ignoré une première, nous prenons la seconde petite route sur notre droite (nous traversons donc la chaussée, avec prudence !)
Nous sommes sur le chemin de Saint-Brès et nous sortons du village
Là également nous marchons prudemment sur la gauche de la chaussée car il n'y a pas d'aménagement pour les piétons et nous rencontrons un peu de circulation
Nous longeons des vignes et des cultures maraîchères
Après 1 150 mètres de cheminement, nous arrivons sur le canal Philippe Lamour
Nous le traversons et prenons à droite
Nous sommes sur la voie verte qui s'étend sur près de 18 km et relie l'aéroport de Montpellier à Valergues

Pour des raisons évidentes de sécurité routière, le Code de la route prévoit, depuis 1977, l’aménagement de pistes cyclables réservées à la circulation des cyclistes, mais est-ce que nous pouvons les emprunter en tant que piétons ?

« Non » dit le code de la route (article R110-2) car elles sont exclusivement réservées aux cyclistes

Toutefois, rajoute le même code de la route (article R412-35) les piétons peuvent être autorisés à circuler sur une piste cyclable « Lorsqu’il ne leur est pas possible d’utiliser les emplacements qui leur sont réservés ou en l’absence de ceux-ci »

La Sécurité routière précise que si un piéton est amené à circuler sur une piste cyclable, les cyclistes sont prioritaires

Il est également précisé que les piétons doivent circuler dans le même sens que les cyclistes, cependant ne serait-il pas logique de marcher en sens contraire de la circulation des vélos, déjà pour les voir arriver, mais aussi pour leur assurer une bonne visibilité ?

Il existe également des voies vertes, elles sont réservées à tous les déplacements non motorisés, donc également aux piétons, ce qui est le cas ici

Nous concernant, nous décidons de marcher sur la gauche de la voie, cela permet de voir arriver les cyclistes, mais aussi de les saluer !

Nous longeons le canal par la gauche

Construit dans les années 1950, le canal Philippe-Lamour achemine sur 60 kilomètres de l'eau prise du Rhône, sur la rive droite en amont d'Arles, pour desservir les plaines et le littoral jusqu'aux portes de Montpellier

L'eau du Rhône arrive dans les communes, les exploitations agricoles, les entreprises ou chez les particuliers grâce à un réseau de conduites enterrées considéré, à sa création, comme “le plus grand réseau sous pression unifié existant en Europe”

Ce sont près de 17 000 hectares agricoles qui sont irrigués

Le Réseau Hydraulique Régional mobilise également la ressource Rhône pour fournir l'eau potable nécessaire au tourisme littoral du Gard et de l'est de l'Hérault (Grau-du-Roi/Port Camargue et La Grande-Motte)

Il sécurise également l'approvisionnement en eau potable les villes de Nîmes et Montpellier, et permet de soutenir l'étiage du Lez

Quant à Philippe Lamour, entre autres président de la chambre d'agriculture du Gard, secrétaire général de la Confédération générale de l'agriculture, co-créateur de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), co-créateur de la Fédération nationale des Vins de Délimités de Qualité Supérieure (VDQS) dont il est élu président,  créateur et le premier président de la Compagnie nationale d'aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc (devenue BRL), il est l'initiateur du canal

Au bout de 970 mètres, au terme de la voie verte, nous prenons à gauche pour aller faire une agréable pause dans le parc que nous longions depuis quelques temps
Nous sommes sur la commune de Valergues, le parc est ombragé et il y a des tables de pique-nique
Nous revenons sur nos pas et nous continuons tout droit pour traverser le canal
Puis nous prenons à gauche tout de suite après le pont, notre "escapade" (facultative) au parc nous aura pris environ 250 mètres
50 mètres plus loin, nous prenons de nouveau à gauche et traversons de nouveau le canal
Au bout de 30 mètres, nous reprenons la voie verte par la droite
Nous longeons à nouveau le canal par la gauche

Au bout de 170 mètres, nous arrivons sur une route, que nous traversons pour continuer sur la voie verte

C'était la route qui relie Lansargues à Valergues
Après 670 mètres de cheminement, au terme de la piste cyclable, nous prenons à droite pour traverser une nouvelle fois le canal
Puis nous continuons tout droit, en ignorant le chemin de terre à droite et la petite route à gauche
80 mètres plus loin, nos prenons la petite route qui est à notre droite
Nous sommes sur la voie communale n°12, dite Chemin de Sommières
Nous marchons de nouveau prudemment sur la gauche de la chaussée car il n'y a pas d'aménagement pour les piétons et nous rencontrons un peu de circulation
Au bout de 390 mètres, nous prenons le chemin en terre qui est à notre gauche
Notre cheminement est confortable

Variante : voir en bas de page, notre balade fait alors environ 400 mètres de moins et l'itinéraire emprunté est totalement bitumé

Après 200 mètres, notre chemin vire à angle droit sur la droite, nous le suivons et ignorons donc le chemin herbeux qui est à notre gauche
280 mètres plus loin, notre chemin vire à angle droit sur la gauche
Nous le suivons et franchissons le ruisseau de la Viredonne
Juste après avoir passé le ruisseau, nous prenons le chemin de terre à notre droite
Nous suivons donc le ruisseau par la gauche
Au bout de 390 mètres, notre chemin vire sur la droite et traverse le ruisseau de la Viredonne
Après 90 mètres de cheminement, nous arrivons sur une petite route, nous la prenons par la gauche
Là encore, nous marchons prudemment sur la gauche de la chaussée car il n'y a pas d'aménagement pour les piétons et nous rencontrons un peu de circulation
Au bout de 530 mètres, nous arrivons sur une petite route qui longe le mur d'une grande propriété

L'ordre des visitandines fut fondé en 1610, le nom trouve son origine dans le fait que les premières soeurs avaient pour vocation de visiter les malades

Le fonds des Visitandines de Montpellier est en réalité composé de plusieurs fonds différents, dont le prieuré Notre-Dame-de-l'Arboras

En 1215, une double donation, de l'évêque de Maguelone Guillaume d'Autignac, et du seigneur de Lunel, Raymond Gaucelm, en faveur de Guize, son épouse, permettent la fondation d'un couvent de religieuses à l'Arboras 

Un important legs testamentaire ayant pour but la construction d'un puits dans le jardin du cloître, donne la certitude que le couvent est édifié en 1224

Magnifiquement rénové en 2019, le Mas de l’Arboras de 320 m2 au coeur d'un domaine de 2 hectares semés de vignes, de pinèdes et de vergers, accueille pour des hébergements touristiques de groupe, pour des événements privés et familiaux, ainsi que pour des événements d'entreprises

L'ordre de la Visitation existe toujours et compte plus de 3 000 religieuses réparties dans 155 monastères dans le monde entier...

Nous prenons la petite route par la droite, nous sommes sur la rue des Savonniers

Bien que non bitumé, notre cheminement est néanmoins confortable
Nous avons de très jolies vues sur "notre" Pic-Saint-Loup...
... et l'Hortus
Au bout de 400 mètres, nous ignorons la rue qui est à notre droite (la rue du Mourvèdre) et continuons tout droit
Juste après, nous apercevons sur notre gauche la piscine devant laquelle notre véhicule est stationné
Nous prenons le chemin (défoncé !) qui y mène
Au bout de 100 mètres, nous contournons la piscine par la gauche et nous retrouvons notre véhicule qui est stationné à quelques dizaines de mètres de nous
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Variante :

Nous ignorons le chemin de terre qui est à notre gauche et nous continuons sur notre petite route


Au bout de 400 mètres, juste après l'entrée d'un mas, nous prenons la petite route qui est à notre gauche et en sens interdit pour les véhicules

940 mètres plus loin, nous arrivons sur une petite route qui longe le mur d'une grande propriété, nous la prenons par la droite

Nous sommes sur la rue des Savonniers et avons donc récupéré l'itinéraire initial

Au bout de 400 mètres, nous ignorons la rue qui est à notre droite (la rue du Mourvèdre) et continuons tout droit

Juste après, nous apercevons sur notre gauche la piscine devant laquelle notre véhicule est stationné

Nous prenons le chemin (défoncé !) qui y mène

Au bout de 100 mètres, nous contournons la piscine par la gauche et nous retrouvons notre véhicule qui est stationné à quelques dizaines de mètres de nous

En conclusion

Une bien agréable balade familiale très variée d'environ 7.40 kilomètres très sympa nous cheminons dans la campagne, de plus elle est totalement plate et en majeure partie sur bitume, voire même en totalité avec la variante

Variante qui a donc aussi pour avantage de pouvoir être faite même s'il a plu la veille

Attention : cette balade que nous vous proposons est le résultat de nos reconnaissances, elle n'est pas (ou partiellement) balisée...